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Date de création : 08.08.2014
Dernière mise à jour : 03.04.2022
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EDOUARD HOUËL

Je suis ce qu'il fut...

Il m'a donné son attachement aux mots, son besoin d'écrire, sa soif d'amour et de liberté.

Merci Grand-père de guider mes pas.

 Manu Edouard Moulin

JACK KEROUAC

J'ai plusieurs fois lu: "Sur la route" (1957)...

Jack est parti bien trop tôt:

12/03/1922 - 21/10/1969 (47 ans)

Douces larmes...

Pleure, mon coeur, des larmes d'amour

et bénis ce bonheur chaque jour.

Manu Edouard Moulin

TON CORPS, MON IMPUDIQUE EGLISE

Publié le 17/12/2014 à 23:33 par manuedouardmoulin Tags : fleur seins coeur mort oiseau
TON CORPS, MON IMPUDIQUE EGLISE

Si jolis sont tes yeux, ces merveilleux vitraux

où le soleil badin sème tant de couleurs

que s'allume le feu consumant en ribaud

des élans libertins qui triturent mon coeur.

 

Ton cou est une étole qu'il me plait de baiser

avant que ton corsage, ouvert tel un missel,

ne libère, frivoles, tes seins tant désirés

faisant vagabonder mes doigts délictuels.

 

Se fait alors la messe sur ton ventre béni

qu'en prêtre défroqué je mène aux enfers;

désirant que ne cesse la sainte eucharistie

je m'attache à goûter sans fin ta douce chair.

 

Puis se pose ma bouche au bord de ton calice

où je bois sans tenue un nectar merveilleux

tel un bel oiseau-mouche succombant au délice

d'une fleur ingénue, vierge d'élans honteux.

 

Ainsi vient cet instant où je te crucifie

délaissant ma soutane au seuil de ton autel;

bras et cuisses s'ouvrant tu pries et me supplies

qu'un goupillon insane te porte au plus haut ciel.

 

Il n'est plus rien alors que de folles hérésies

où se plaisent nos corps en rites interdits,

il n'est plus rien alors que de viles envies

qui vont et nous dévorent en grivois paradis.

 

Et puis ''ite missa est'' voilà qu'il faut encore,

sur ta langue offerte, que je pose l'hostie

en un ultime geste, comme une mise à mort,

qui nous mène à perte et pour toujours impies.

 

Si jolis furent tes yeux, ces merveilleux vitraux,

que j'ai renié tous dieux, bénissant le chaos.

 

Manu Edouard Moulin

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