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Date de création : 08.08.2014
Dernière mise à jour : 03.04.2022
528 articles


EDOUARD HOUËL

Je suis ce qu'il fut...

Il m'a donné son attachement aux mots, son besoin d'écrire, sa soif d'amour et de liberté.

Merci Grand-père de guider mes pas.

 Manu Edouard Moulin

JACK KEROUAC

J'ai plusieurs fois lu: "Sur la route" (1957)...

Jack est parti bien trop tôt:

12/03/1922 - 21/10/1969 (47 ans)

Douces larmes...

Pleure, mon coeur, des larmes d'amour

et bénis ce bonheur chaque jour.

Manu Edouard Moulin

LA BELLE ENDORMIE

Publié le 06/03/2016 à 04:22 par manuedouardmoulin Tags : pensées pouvoir cheval jardin ange hiver bleu coeur belle femme amoureux mer amour oiseau
LA BELLE ENDORMIE

En ce temps printanier offert au doux zéphyr,

où déjà les jardins commencent à fleurir,

où point n'est singulier de bien troublants désirs,

il me vint un matin le dessein de sortir.

 

L'hiver m'avait laissé trop longtemps enfermé,

retenu en cela dans un doux cabinet

où l'esprit occupé à chercher des sonnets

je restais souvent las à ne pouvoir rimer.

 

J'eus alors ce besoin dès les premiers instants

où le soleil s'étire en baillant doucement

de seller avec soin mon cheval impatient

et sans délai partir au travers des grands champs.

 

Je galopais ainsi, parcourant quelques lieues,

lorsqu'au détour d'un bois, tout au bord d'un ruisseau,

je trouvais endormi un ange merveilleux

dont le charmant minois semblait à peine éclos.

 

Je posais pied à terre et puis m'agenouillais

devant cette naïade qui tant m'ensorcela

que j'en perdis repère et doucement baisais

sous sa robe de jade un sein fort délicat.

 

La belle s'éveilla et me tendis les bras

persuadée qu'elle rêvait et que j'étais un roi ;

bientôt elle succomba tant je devins soldat

n'ayant plus aucun souhait que son plus bel endroit.

 

Longtemps nous nous aimâmes offrant avec passion

nos plus fougueux élans sur l'autel des soupirs ;

pucelle elle devint femme accordant concession

sans aucun contretemps à mes voeux et plaisirs.

 

Lorsqu'enfin apaisés le sommeil nous berça

nous sombrâmes en souriant dans les bras de Morphée ;

nous restâmes enlacés, amoureux et béats

sur ce lit verdoyant où nous avions roulé.

 

C'est un merle joyeux qui mit fin à mes rêves,

il chantait le ciel bleu, le soleil et le vent ;

j'ouvris alors les yeux cherchant ma douce élève

en maitre bienheureux, en amant fort pédant :

 

Où es-tu ma jolie, où sont tes blancs jupons,

où donc te caches-tu mignonne ingénue ??

Viens t'allonger ici où sans autre façon

je te veux toute nue et ma foi, assidue !!

 

Mais seul ne fut écho que le chant de l'oiseau

me laissant fort marri d'être ainsi délaissé ;

je me pensais héros mais devenais nigaud

soudain assujetti à de basses pensées :

 

Se serait-elle ainsi enfuit et bien déçue ??

Aurais-je tant failli qu'elle aurait fait semblant ??

Je restais là pétri de sentiments confus

où se mélaient dépit, honte et mauvais tourments.

 

Et longtemps j'attendis avant de renoncer

espérant que la belle me revienne enfin ;

or le soir me servit sans once de regrets

d'inutiles appels et un morne chagrin.

 

Je repris le chemin menant à ma demeure

et laissé mon cheval emporter mes soupirs ;

l'amour était faquin qui me servait malheur

en se faisant régal de tout mon déplaisir...

 

Le vent a emporté mes plus belles années

et jamais rien ne vint autant mon coeur bercer ;

je garde le secret d'un bonheur suranné

qui le temps d'un matin sut tant me faire vibrer.

 

Aujourd'hui je compose en mon doux cabinet

ce que souvent propose un émoi chaviré ;

j'écris en vers, en proses, sans jamais me lasser

tant ma plume se pose en maitresse adorée.

 

Parfois dans le jardin un merle vient chanter

en gentil baladin se plaisant à charmer,

mais son joli refrain ne fait qu'exacerber

un désir sibyllin qui ne peut s'apaiser.

 

Ô ma belle endormie où donc es-tu partie,

où es-tu douce amie qui tant plaisir me fit ?!?

Je te prie, te supplie, mais sans aucun crédit

tu me fais démuni et pour toujours trahi !!!

 

Manu Edouard Moulin

@ Tous droits réservés 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (3)

elisa+benoit le 07/03/2016
merci pour ce beau poème tendre et triste


Catherine+De+Bodt le 21/03/2016
Merci!


Capanne-Bontinck le 01/06/2016
SUPERBE.......ON SE LAISSE ENVAHIR PAR TOUS CES JOLIS MOTS....Merci Jean-Pierre, nad.cap.


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